la zone du dedans tante tati

La zone du dedans
Marche de nuit à travers les coteaux habités de la rive droite.

Il y a des conquérants qui partent conquérir le monde, il y a des explorateurs qui partent explorer le monde, il y a des aventuriers qui partent faire du monde une aventure et il y a des curieux qui partent… voir si les mondes sont habités. Voir avec une infinie délicatesse pour ne rien perturber, ne rien déranger des mondes que l’on traverse, juste pour rassasier une curiosité dévorante qui nous fait aller de l’avant.
De Dravemont à Palmer, comme de la Terre à la Lune, ce serait une invitation à se demander en permanence chez qui on est, à se demander qui habite là. Car, qu’ils soient publics ou privés, les espaces ici sont tous investis. Ils sont refuge, ils sont héritage, ils sont rêve, ils sont poids, ils sont projets... Ils sont en vérité très convoités.
A pas feutrés, furtivement, mine de rien, partir à la rencontre de l’autochtone. Celui qui fait sa vie là. Celui à qui on peut demander son chemin. Celui dont on n’a pas prévu de faire la connaissance et qui peut nous dire dans quel monde on est. Et puis la nuit tous les chats sont gris, nos perceptions changent. La nuit nous permet de devenir sioux, horde, équipage ou naufragés en quête d’une île accueillante.

Qui serons-nous à marcher ensemble ?

Arrivant du dehors nous fera-t-on rentrer dedans ?

Pour cette aventure en creux, il faudra sans doute être dans nos petits chaussons…

Nuit du 23 au 24 septembre 2016, Biennale Panoramas. code rouge